Coffret Jeanne Barret, aventurière au temps des Lumières (1740-1807)

Coffret Jeanne Barret, aventurière au temps des Lumières (1740-1807)

Fiche technique

Prix TTC 33,00 €

Ce coffret est dédié à Jeanne Barret, aventurière au temps des Lumières (1740-1807). Il contient 4 mélanges d'épices en lien avec son histoire.
- Poudre des Vertus 35 g
- Poudre de Neptune 40 g
- Poudre du Vent 40 g
- Poivre La Luna 40 g

Les mots d'Olivier Roellinger

Nous avons imaginé ce coffret pour l'hiver et les fêtes de fin d'année.

Poudre des Vertus :
La Poudre des Vertus a été créée pour sublimer et faciliter l’utilisation du curcuma dans la cuisine de tous les jours. Elle se caractérise par une douceur fruitée du curcuma, accompagnée par un soupçon de poivre, de fenouil et d'algues. Pour parfumer les potages, les légumes, les jus détox et les sauces.

Poudre de Neptune :
A la fois anisée et iodée, la Poudre de Neptune se saupoudre sur les poissons blancs et les coquillages ou parfume une sauce.

Poudre du Vent :
« Cette poudre est un souvenir d'un coup de vent au Kerala, elle a le parfum de la mousson indienne avec ses notes d’eucalyptus et de cardamome ». La douceur d’un vent d’épices pour assaisonner pigeonneau, canard, volailles ou des pâtes à la crème.

Poivre La Luna :
« Ce mélange réunit trois des plus beaux joyaux de cette île que j´aime tant; un mélange de notre poivre noir, du grué de cacao et de la vanille de Madagascar ». Le Poivre La Luna a été créé en 2005 au départ pour des coquilles St-Jacques, mais il s'associe aussi à des fruits rôtis ou pochés comme un ananas ou des bananes, et également avec un foie gras ou un gibier.

Histoire

Jeanne Barret (1740 – 1807), est la première femme européenne à avoir accompli un tour du monde complet à la voile. Née en Bourgogne en 1740, Jeanne travaille comme gouvernante pour le savant et botaniste Philibert Commerson (1727-1773) qui est veuf. Jeanne se passionne pour l’étude des plantes et devient l’aide botaniste du savant.

Missionné par Louis XV pour découvrir de nouvelles terres, Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811) choisit ce naturaliste de renom pour son expédition autour du monde. Jeanne désire à tout prix embarquer. Elle a 26 ans. Un édit royal interdisait toute femme à bord des vaisseaux du roi. Déguisée en homme, Jeanne se fait passer pour le valet de Commerson.

Partis de Bretagne en 1767, les vaisseaux La Boudeuse et l’Etoile traversent l’Atlantique et accostent les côtes du Brésil, de l’Uruguay et les îles Malouines. Après une halte en Patagonie, ils passent le détroit de Magellan et s’élancent dans l’inconnu de l’Océan Pacifique. A chaque escale et sans relâche, Jeanne et Commerson récoltent, cueillent, trient, herborisent et inventorient les plantes dans des conditions de vie difficiles à bord. En avril 1768, alors que Bougainville découvre une nouvelle terre paradisiaque, l’île de Tahiti, il semblerait que cette étonnante aventurière soit démasquée par les habitants. Après un passage par les îles du Vanuatu et la Papouasie-Nouvelle Guinée, les deux amoureux sont débarqués sur l’Ile Maurice.

Pendant cinq années, aux côtés de Commerson, Jeanne mène des recherches sur la flore et la faune présentes à Maurice et à la Réunion. Ils sont émerveillés par la richesse botanique des jardins et forêts de Madagascar. Avec l’intendant Pierre Poivre (1719-1786), Jeanne et Commerson participent à la création du magnifique Jardin des Pamplemousses. Pendant ce temps, Bougainville, dont l’expédition est revenue au port de Saint-Malo, publie son journal de bord, 'Voyage autour du monde' (1771).

Commerson meurt d’épuisement. Jeanne se retrouve seule à Maurice et ouvre un cabaret pour survivre. Elle prend soin d’envoyer au roi de France les 32 caisses d’herbiers qui rassemblent toutes les feuilles, les graines et les fleurs qu’ils ont cueillies lors de leurs escales. Mariée avec un officier, Jeanne retourne en France, bouclant ainsi son tour du monde. Des années plus tard, elle reçoit du roi Louis XVI une pension récompensant son courage d’avoir partagé les travaux et les périls du savant Commerson.

Commerson donne le nom de son aimée à un arbrisseau qu’il rencontre à Madagascar, cette île où selon lui, « la nature semble s’être retirée comme dans un sanctuaire particulier ».